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Mai 2008

 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    THEY MADE ME DO IT Index du Forum -> They made me do it -> Films
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Caillouquiroule
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MessagePosté le: Dim 11 Mai - 02:08 (2008)    Sujet du message: Mai 2008 Répondre en citant

Mon combat continue ! Jamais je n'abandonnerai. Jamaaaaaaaiiiiiis.

Iron Man

Je m’étonne. Devant l’enthousiasme mou suscité par le film de Jon Favreau (je m’étonne à nouveau de prononcer son nom ici), Iron Man, pourtant clairement le meilleur film de super-héros depuis longtemps.
Moins virtuose que le X-men 2 de Brian Singer mais nettement plus complet ; plus construit que Spiderman mais aussi jouissif que sa suite, l’Homme de Fer m’a surpris, je dois l’avouer.
D’abord parce que, il faut le reconnaître, je n’y connais rien aux comics en général, et encore moins dans ce personnage pourtant bien plus intéressant que les autres héros de Marvel ou DC Comics (en tout cas, ceux que j’ai rencontré jusqu’à présent).
Ambigu dans toutes ses caractéristiques, c’est ce qui plaît chez lui. Un humour cynique pour un homme qui ne l’est pas moins : dirigeant l’entreprise leader de l’armement, il profite des conflits les plus meurtriers pour faire commerce. Rappelant Nicolas Cage dans Lords of war (ou peut-être était-ce Cage qui s’inspirait déjà de la créature de Stan Lee), il représente à lui tout seul une industrie basée sur un paradoxe vicieux (Si vis pacem, para bellum), une économie qui devient folle (et sanctionne de saines décisions) ainsi qu’une représentation en pleine évolution de « l’homme moderne ».
Car, et c’est là la force du film, le héros va combattre de front ce qu’il représente lui-même.
Iconographie frappante d’un égocentrisme poussé à l’extrême, Tony Starck est un nouveau Narcisse qui au lieu de se noyer va façonner son image pour que le reflet soit plus beau. Avant que cela soit le cas, il aura brisé tous les miroirs de son atelier et les seuls yeux qui auront accès à ses anciens traits (pourtant ceux plutôt réussis de Robert Downey Jr.) seront ceux de ses créatures (des robots humanoïdes ; et à quelques mois de la sortie de WALL-E, j’utiliserai le néologisme « pixarisés » !).
Quant aux femmes qu’il séduit, elles ne sont que des faire-valoir du stéréotype qu’il se fait de sa personne. Il n’y a qu’à voir la terreur dans ses yeux quand la sublime Pepper Potts lui fait des avances (car c’est bien dans ce sens que ça se passe).
De quoi creuser donc, comme très souvent dans les univers de BD mais ici plus que jamais. D’autant plus que, selon mon principe que j’aime transformer en règle dans les débats sur ces « films de super-héros », le numéro deux est généralement meilleur que le premier opus.
Au vu du succès d’Iron Man outre-Atlantique, la suite est déjà lancée. Espérons néanmoins qu’elle sera portée avec autant d’intelligence que celui-ci, par un casting des plus inspirés !
Downey Jr. excelle dans ce rôle de héros mature, aussi vif et créatif que acerbe et imberbe. Il a la chance de porter sur ses épaules, pourtant fragiles jusqu’ici à Hollywood (notamment pour ses nombreuses chutes et rechutes dans la drogue), un personnage moins niais que l’ado Peter Parker ou l’insupportable Clark Kent.
Mais aussi, et ce n’est pas la moindre des remarques, d’être aussi bien entouré. Le mystère est grand dans le choix des producteurs quant à la participation au projet de Gwyneth Paltrow (qui virait has been), qui trouve enfin un rôle intéressant dans sa maintenant longue et mollassonne carrière (en mettant de côté le Fincher).
De même pour Terrence Howard, qui obtient ici un second rôle extrêmement sympathique et prouve l’intelligence de l’acteur dans ses différentes interprétations. Car donner de la vie à un personnage à première vue aussi court et inintéressant est une jolie réussite.
Mais surtout, et pour finir, gros coup de chapeau pour avoir débauché Jeff Bridges à des fins aussi étranges (endosser le costume du villain comme disent les anglosaxons). La masse imposante de l’acteur, sa dégaine irréprochable, ses yeux perçants sont les indicateurs qu’un choix doit être réfléchit et justifié avant d’être prit. On en oublierait presque les ratés comics (pardonnez mon jeu de mot) qu’ont malheureusement été Willem Dafoe ou Kevin Spacey en Bouffon Vert et Lex Luthor respectifs.
Si tu veux un bon héros, fais un bon méchant.
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MessagePosté le: Dim 11 Mai - 02:08 (2008)    Sujet du message: Publicité

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Tristan.


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MessagePosté le: Mar 13 Mai - 18:57 (2008)    Sujet du message: Re: Mai 2008 Répondre en citant

Caillouquiroule a écrit:
Mon combat continue ! Jamais je n'abandonnerai. Jamaaaaaaaiiiiiis.
Ouais ouais ouais, j'y crois moi... Okay
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Tristan.


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Caillouquiroule
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MessagePosté le: Lun 26 Mai - 14:14 (2008)    Sujet du message: Mai 2008 Répondre en citant

Bon, mini compte rendu des films à voir ou pas (selon moi) ce mois ci :
L'un contre l'autre, très étonnant film allemand sur un couple atypique (je n'en dis pas plus : moins on connait le sujet, mieux c'est)
Semi pro, nouveau film avec le gigantesquissime Will Ferrell (on avait loué ici même ce chef d'oeuvre qu'est Les rois du patin, et le très bon film qu'est L'incroyable destin d'Harold Crick). Celui-ci est un niveau en dessous, surtout à cause du fait que Ferrell n'a pas de "concurrent" dans le film, quelqu'un avec qui les répliques peuvent fuser. Très bon moment néanmoins, nous rappelant comme l'a souligné Sean Penn au Festival de Cannes que la comédie américaine se porte très bien. Et puis la chanson Love me sexy est déjà mythique (de même que Get the fu(n)(c)k out of my face) !
Teeth, film Sundancien, qui confirme la règle des films sympathiques faussement provocateurs. Néanmoins assez courageux sur la thématique sexuelle qu'aborde le film (ce qu'on peut montrer et ce qui restera caché).

Petite parenthèse sur ces films de Sundance que j'attaque régulièrement (Very Happy) : ma théorie d'appauvrissement du cinéma dit "indépendant" vient de m'être confirmée par un de mes profs, spécialiste français de l'économie du cinéma, nous montrant en quelques points que cette indépendance n'existe que dans les mots : en effet, les "petites" sociétés de production font des films dits indépendants, mais pour pouvoir les diffuser, ils doivent passer par les exploitants, la plupart du temps filiales des majors. Et donc, le nivellement se fait dès le niveau du scénario : si ces sociétés veulent montrer leurs films, il faut que ceux ci soient "adaptés" au parc de salles. CQFD

Ciao Stefano prouve une nouvelle fois la vitalité progressivement retrouvée par le cinéma italien, qui excelle dans ces films familiaux décrivant la société du pays avec humour et émotions. L'acteur principal (Valerio Mastandrea) est un excellent être subissant, mais pourtant parfois éclipsé par l'interprétation épatante de celui qui joue son frère (Giuseppe Battiston) dépressif.
Le jury de Cannes a primé deux films italiens (Il divo et Gomorra), ce qui semble confirmer la tendance méliorative du cinéma transalpin.

Deux jours à tuer
: pas grand chose à dire à part que Becker commence son film de dégommage assez bien (mais moins inspiré que le désormais mythique Festen), somme toute classique, pour le finir de manière catastrophique et entendue. On attend la diffusion sur TF1...

Sous les bombes est un film français tourné au Liban juste après la guerre de 2006 contre Israël. Tourné dans l'urgence de la détresse et de la souffrance d'un pays martyr, le film est plein de défauts, notamment des pertes de rythme ou une répétition de scènes trop semblables. Cependant, l'entreprise est magnifique. Et le fait que le film sorte en pleine nouvelle glissade du pays vers le chaos renforce son propos.

Indiana Jones et le royaume des crânes de cristal
est, ben, déjà oublié à vrai dire... Peut-être vieilli-t-on mais je crois surtout que même si Lucas/Spielberg/Ford ont vraiment tenté de préserver le personnage principal, de garder son esprit, ils en ont oublié de développer une histoire convaincante. Le film pêche de partir vers une intrigue peu touchante, pas assez "destructrice" et sans enjeu (l'arche perdue et la dernière croisade mettaient en scène un mal plus absolu qu'ici même). De plus, c'est la première fois que Cate Blanchett arrive à me décevoir (l'œuf ou la poule ?).

Je finis sur l'extraordinaire film de Despleshin, présenté lui aussi à Cannes et cause du prix spécial décerné à Catherine Deneuve (pour l'ensemble de sa carrière). Un conte de Noël, fable familiale cruelle sur le désamour et parfois son inverse dans un clan touché à chaque génération par des maux récurrents : le film s'ouvre sur l'enterrement de Joseph, le premier fils Abel (Jean Paul Roussillon, irrésistible) et Junon (Deneuve) d'une leucémie. Seule une greffe aurait pu le sauver, d'où la conception d'un autre fils "inutile" (puisque finalement incompatible), Henri (Mathieu Amalric... Que dire ??? !). Sa grande sœur, Elisabeth, (Anne Consigny, le rôle du film le plus lourd à porter ; à la base de la narration) le haît pour l'homme qu'il est devenu, élevé par une mère qui ne l'aime pas. Le fils d'Elisabeth, Paul Dédalus (quel nom !) est schizophrène, comme l'était le cadet de la famille Ivan (Melvil Poupaud).
Junon est touchée par la même maladie que Joseph, et risque d'être tuée aussi bien par son cancer que par la greffe qui pourrait la sauver (si elle "devenait folle", chimèrique). Noël va réunir la famille dans la maison bourgeoise.
Tout est génial, le mot est bien choisi. Les acteurs, dirigés à la perfection (s'ajoutent au casting Chiara Mastroianni dans son meilleur rôle; Emmanuelle Devos à son niveau habituel ; ainsi qu'une grande découverte : Laurent Capelluto dans le rôle du cousin Simon, personnage magnifiquement écrit, interprété, habité), les dialogues au cordeau, le montage impressionnant, le scénario d'une subtilité absolue.
Bien sûr, le film est d'ors et déjà attaqué pour ses abords de "film intello français". Pourtant, ça fait du bien un réalisateur qui fait confiance à l'intelligence de son public, lui demande de participer intellectuellement au film. De ne pas rester inactif. Et de lui proposer un film qui allie, comme plusieurs films français ces dernières années, un joli équilibre entre film réflexif et populaire (réaction des salles, puisque je l'ai vu deux fois Very Happy, très bonne).
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MessagePosté le: Lun 26 Mai - 18:36 (2008)    Sujet du message: Ciao Stefano Répondre en citant

Je suis allé voir Ciao Stefano hier, et je me suis vraiment régalé ! C'est fin, bien "casté", bien joué, ... On rit, on sourit, on jubile, ...
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Caillouquiroule
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MessagePosté le: Mar 27 Mai - 18:19 (2008)    Sujet du message: Mai 2008 Répondre en citant

Ah ben voila ! on est synchrones.
c'est un film qui donne envie de retourner au cinéma.
Pour voir les Citronniers, par exemple. Film israëlien qui aborde (une nouvelle fois, oserai-je dire...) la question de la frontière entre deux peuples qui vivent pourtant côte à côte.
Assez classique, comme souvent dans le cinéma israëlien, mais comme souvent assez réussit.
Basé sur toutes les absurdités d'une telle situation, et les drames que ça engendre. De bons acteurs.
Ça suffit pour passer un bon moment, peut être pas pour y repenser des années après...

Sinon, Loin de Sunset Boulevard film russe rappelant ouvertement des films tels que Cabaret de Bob Fosse (des artistes dans une période tourmentée), le Dernier nabab de Kazan (la vie d'un studio) ou bien évidemment Sunset Boulevard, pas si éloigné que ça.
Car l'intérêt du film, outre la reconstitution du système des studios soviétiques sous Staline, c'est justement de montrer ce dont les occidentaux ne sont pas toujours conscients : oui, les Russes aimaient le cinéma populaire, joyeux telles que les comédies musicales ou les films policiers. Et qu'ils se sont inspiré en grande partie des genres hollywoodiens (eux-mêmes nourris par la diaspora des artistes de l'Est à l'arrivée des Rouges au pouvoir). L'histoire est une blagueuse.
En inventant un couple imaginaire composé d'un réalisateur connu mais compromis avec le système, et de son actrice fétiche, le film nous parle des vrais "acteurs" de cette époque : ceux qui ont été déchus par le pouvoir central, envoyé dans des camps, ou tout simplement oublié. On évoque souvent le fameux exemple du Pré de Béjine, film d'Eisenstein qui marqua sa déchéance pour "formalisme" (Staline, qu'on appelait si je ne me trompe le "grand spectateur" car il contrôlait presque directement les films, a craint une corruption des esprits par le cinéma, à l'opposé de Lénine et de l'approche première par les russes du Septième Art).
La fin ratée soulève toutefois un beau parallèle au film de Wilder (la descente des marches pour le fameux "gros plan"), marquant une compromission totale mais involontaire de certaines stars déchues avec un système pourri (et rappelle le risque de l'équivalent inverse d'un "blacklistage maccarthien" dans une société communiste).
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