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Mars 2008

 
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Caillouquiroule
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MessagePosté le: Jeu 6 Mar - 21:54 (2008)    Sujet du message: Mars 2008 Répondre en citant

Bienvenue chez les Ch'tis de Dany Boon.
Mouais. Bon, encore un film qui m'emballe pas du tout. Pourtant, j'avais envie d'aimer mais franchement, 10 minutes m'ont fait rire (et beaucoup rire : surtout la scène de Galabru). Les seconds rôles sont catastrophiques (Zoé Félix, Line Renaud...) et les deux "héros" sont pas vraiment top non plus. Kad Mérad, en particulier, est très décevant. Dany Boon, quant à lui, offre un personnage plus intéressant que prévu, pas du tout le neuneu attendu. C'est le bon point du film.

L'Orphelinat de Juan Antonio Bayona.
Pas grand chose à dire si ce n'est que c'est joli, bien fait, malgré un début très lourd. Finalement le film trouve son rythme, porté par Belen Rueda, très convaincante. Seulement le film ne s'éloigne pas suffisamment de tous les films déjà fait dans le genre fantastique, et encore moins dans ce qui deviendrait presque un sous genre à lui tout seul : le film fantastique dans un orphelinat (l'Echine du diable, du producteur du film Guillermo Del Toro, Saint Ange...).
Le twist final est attendu. Assez réussit néanmoins mais très loin de la beauté cruelle de la conclusion de The Others de l'espagnol Amenabar ("This house is ours").

Cruising-La Chasse de William Friedkin (ressortie).
L'Action Christine du Quartier Latin a la bonne idée de ressortir ce film méconnu de William Friedkin, éclipsé par les autres grands films de son réalisateur (L'exorciste, French Connection, Bug, Police Fédérale Los Angeles...).
L'autre raison de son "anonymat", c'est la (mauvaise) polémique faite au film qui ne s'efface pas avec le temps autour de son sujet très loin du politiquement correct (ce n'est pas le genre de Friedkin...).
Soit Al Pacino (peut-être le seul acteur de l'époque à accepter ce genre de rôle), policier, qui accepte la mission périlleuse d'infiltrer le milieu SM-gay de New York afin de retrouver un tueur en série qui y sévit.
Assez violent, le film n'hésite pas non plus de dépeindre les pratiques sado masochistes comme on ne l'avait jamais vu avant, ni depuis d'ailleurs.
J'ai été étonné, et peut-être ceux qui l'ont vu ici pourront me dire si je suis le seul ou pas, de trouver de nombreuses similarités avec M le Maudit de Fritz Lang, en changeant le milieu de l'enquête. Soit un tueur en série (chez Lang de petites filles, ici de gays) recherché par la police (l'inspecteur Lohmann dans le premier, Steve Burns-Pacino ici) et craint par les autres (la pègre chez Lang, qui voit en lui un concurrent ; les "leathers" chez Friedkin). L'enquête ne pourra se résoudre que grâce à des intermédiaires (les clochards-les prostituées/les travestis-les leathers) et à la piste d'une chanson sifflée (M le Maudit) ou chantée (Cruising) par le tueur au moment du meurtre.
A noter la coïncidence amusante : le tueur dit à plusieurs reprise après ses agressions "They made me do that". Peut-être que Richard Kelly (réalisateur de Donnie Darko, d'où j'ai sorti le nom du forum) était fan du film... Question

Je profite de l'occasion pour vous rappeler que les cinémas Action (Action Ecole, Grand Action et Action Christine) du Quartier Latin ont une carte pour les moins de 26 ans (qui coûte 2 euros à faire) et qui fait tomber le prix de la place à 3 euros...
Avec les programmes qu'ils passent (en ce moment, Cruising donc, mais aussi un cycle Renoir etc...), il faut vraiment pas hésiter à y aller. Ils résistent de moins en moins aux assauts des films récents et plus commerciaux (les Reflet Médicis et autres Filmothèque ont passé par exemple No country for old men des Coen, qu'ils ont contribué à faire connaître lors de leurs premiers films, mais qui aujourd'hui sont dans un circuit plus "commercial", récupérés par les UGC-Gaumont-Mk2 et consorts), en partie à cause de l'ouverture il y a 3 ans de la nouvelle Cinémathèque.
Un pourboire est apprécié par les ouvreuses (c'est aussi grâce à ce système que les places sont si peu chères).
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Dernière édition par Caillouquiroule le Sam 15 Mar - 16:49 (2008); édité 2 fois
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MessagePosté le: Jeu 6 Mar - 21:54 (2008)    Sujet du message: Publicité

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Caillouquiroule
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MessagePosté le: Ven 7 Mar - 03:40 (2008)    Sujet du message: Mars 2008 Répondre en citant

Be kind, rewind de Michel Gondry.
Le nouveau Gondry, c'est un petit choc en soi. Il décrit à la fois la fin d'un monde et le combat de quelques survivants pour perpétuer le charme de ce qui disparaît peu à peu.
Le vidéo-club, c'est la Cinéphilie, l'intérêt pour les films anciens, pour des supports en voie d'extinction (la VHS et bientôt le DVD). C'est le lieu qui n'est plus convivial, remplacé par tous les Vidéosphères du monde, supermarchés du film de pop-corn.
C'est la redécouverte du charme de ces films qui vieillissent, sur lequel il suffit de poser un nouveau regard.
C'est l'envie de préserver cet esprit de création, et pourquoi pas de dépasser l'œuvre originale en étant original.

Non, Charlie Kaufman n'est pas aux manettes du scénario et oui c'est fouillis, et souvent incohérent et totalement fou.
Mais les acteurs donnent tout ce qu'ils ont et trouvent l'énergie qu'il faut pour rendre la quête de leur personnage émouvante.
Gondry développe encore et toujours l'incroyable logique visuelle de son univers qui, peut-être, motivera le spectateur lambda de se lancer dans l'aventure des films suédés.

Ici, l'un de ces films, par les Smig et autres hurluberlus, parfois de passage sur ce forum (et qui, accessoirement, n'avaient pas attendu Gondry, qui leur rend finalement hommage) :
http://www.dailymotion.com/Ichmagsmig/video/x4lj3b_jurassicpark_creation

J'espère suéder à mon tour bientôt, peu importe la date finale du concours.
Parce que si Gondry a posé un nom sur cette pratique, Dailymotion n'en détient pas les droits.
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MessagePosté le: Dim 9 Mar - 18:49 (2008)    Sujet du message: Mars 2008 Répondre en citant

Bon
Il y avait Chantons sous la pluie qui se passait à l'époque du passage muet/parlant, racontait la totalité de la production d'un film, marquait un tournant monumental dans l'histoire du cinéma en se questionnant directement sur son propre processus de production, était déjà un remake de tout ce qui avait fait le succès des comédies musicales de l'époque, que ce soit au cinéma ou sur les planches. Et tout ça en fait bien évidemment le film de le plus génial jamais réalisé.
Et bien aujourd'hui (enfin hier soir), quelle ne fut pas ma surprise en voyant Be kind rewind !
Voilà un film qui parle du passage VHS/DVD, raconte l'histoire d'un remake et même de plusieurs, marque un tournant dans l'histoire du cinéma en se questionnant sur les nouveaux médias et la popularité grandissante des films faits à la maison, rend hommage à tout ce qu'on s'acharne à faire tous les jours chez nous, s'intéresse à ce que c'est de faire un film en ne montrant pas le film mais les réactions de l'équipe se voyant à l'image. Voilà, après il y a toute la part d'identification, et dieu sait que je me suis identifié tout de suite, j'avais l'impression de me retrouver, de retrouver tous mes potes avec qui je fais des films débiles, ça ne m'était jamais arrivé avant, j'en ai versé ma petite larme et je n'ai pas honte de le dire.
Bref, c'est le plus grand hommage que j'ai vu, ça parle de nous avec justesse j'ai l'impression, c'est le film que devait faire Michel Gondry, au diable les scénarios alambiqués de Kaufman ou les rêveries niaises, c'est de là qu'il vient, c'est du vrai, et personne d'autre que lui n'aurait pu faire un truc pareil.
Je suis fan absolu (et j'espère qu'on aura le privilège d'être sur ce putain de DVD ! http://www.dailymotion.com/Ichmagsmig/video/x4lj3b_jurassicpark_creation)

Ah et personne ne parle de There will be blood ici !
C'est quand même aussi le meilleur film du monde, mais pas pour les mêmes raisons...


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Caillouquiroule
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MessagePosté le: Dim 9 Mar - 21:17 (2008)    Sujet du message: Mars 2008 Répondre en citant

Bien dit.
http://www.dailymotion.com/Ichmagsmig/video/x4lj3b_jurassicpark_creation

Quant à There will be blood, j'avoue ne pas arriver à en parler (comme récemment La graine et le mulet). C'est immense, pour toutes les parties qui composent le film.
A voir, revoir et revoir encore comme tous les films de PT Anderson, et même plus encore.

J'oubliais :
http://www.dailymotion.com/Ichmagsmig/video/x4lj3b_jurassicpark_creation
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MessagePosté le: Dim 9 Mar - 22:08 (2008)    Sujet du message: Mars 2008 Répondre en citant

http://www.dailymotion.com/Ichmagsmig/video/x4lj3b_jurassicpark_creation)

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Caillouquiroule
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MessagePosté le: Dim 9 Mar - 22:18 (2008)    Sujet du message: Mars 2008 Répondre en citant

Tu remarqueras toute la pub que je te fais (sur mon blog itou)

http://www.dailymotion.com/Ichmagsmig/video/x4lj3b_jurassicpark_creation

vous meritez de gagner, franchement.

On va essayer de faire Freddy finalement. Twisted Evil
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Caillouquiroule
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MessagePosté le: Lun 10 Mar - 03:02 (2008)    Sujet du message: Mars 2008 Répondre en citant

Il y a quelques jours j'écrivais sur mon blog un article cucu-bobo sur trois actrices françaises que j'adore (Carole Franck, Edith Scob et Dominique Reymond) et qui ont ceci en commun qu'elles n'ont rien à voir les unes avec les autres si ce n'est mon amour pour leur jeu.
Elles enchaînent les rôles (pour Carole Franck c'est plus récent) et on les reconnaît, même si j'ai le triste sentiment que peu de monde peut les nommer.
Il se trouve que Edith Scob et Dominique Reymond jouent toutes les deux dans L'heure d'été d'Olivier Assayas, qui vient de sortir, et qu'elles offrent les plus belles compositions du film, face pourtant aux trois acteurs principaux que sont Charles Berling (abonné au réalisateur après Les destinées sentimentales et Demonlover), Juliette Binoche et Jérémie Rénier (qui multiplie depuis quelques temps des rôles qui ne lui vont pas, et il le leur rend bien {mal}).
Le sujet est éternel : la succession à venir (et qui vient plus vite que prévu) pour les enfants d'une veuve (Edith Scob).
Très touchant, le film repose étonnament (et assez ironiquement, je dois dire) sur les "pièces rapportées", cette horrible formule qu'on utilise dans les familles pour parler des conjoints, mais aussi sur les "pièces jointes" (je file la métaphore) : les petits-enfants.
Charles Berling est le seul qui est attaché réellement à la belle maison de campagne dont ils héritent, avec toutes les œuvres d'Art importantes qu'elle contient.
La désillusion est grande pour lui, qui pensait pouvoir préserver le patrimoine intact et transformer l'endroit plein de souvenirs en lieu de vacances familial. Mais Binoche vit à New York, Rénier en Chine et un pillage légal aura lieu, lors de la vente de la maison et de ce qu'elle contient.

Je reviens aux deux actrices.
Scob livre une interprétation étonnante d'une belle femme, passionnante et passionnée encore par la relation (plus ou moins poussée, c'est l'une des interrogations soulevées à sa mort) qu'elle entretenaît avec son oncle Paul Berthier (un grand peintre, imaginaire). Vive, énergique mais aussi sèche et cassante (la scène des cadeaux est à ce titre très perturbante, celle-ci révélant au grand jour par des remarques dures les vrais traits de ses enfants) puis par la suite lucide et déjà ailleurs (elle sent sa mort venir), tout se lit sur son visage et dans sa voix si caractéristique, rayée et aigüe.
Reymond joue la femme de Berling, une des pièces rapportées. Contrairement aux autres (la femme de Rénier, par exemple), elle reste en dehors de ce qui va se jouer autour de la succession, attentive cependant aux réactions de son mari. Très bien écrit, son personnage est le seul durant le film (après la mort de la mère) à comprendre les situations de bout en bout, prévoyant souvent en silence leur finalité. La même lucidité, la même logique implacable que sa belle mère rendent ses rares interventions importantes, comme révélant le propos du réalisateur.
Et leur jeu de confirmer mes affirmations cucu-bobo sus-citées.

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Caillouquiroule
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MessagePosté le: Sam 15 Mar - 16:57 (2008)    Sujet du message: Mars 2008 Répondre en citant

10000 B.C. de Roland Emmerich.
Quand est-ce qu'on arrêtera de donner autant d'argent à des projets qui dès le début partent dans le mauvais sens ?
Aucun parti pris, c'est en gros le pari récurrent de cette buse de Roland Emmerich.
Risible.

Julia de Eric Zonca.
Eh bien moi, je dis Monsieur à Zonca, Madame à Swinton.
Une photo superbe, une histoire très prenante (parfois un peu longue en son milieu), un personnage central plus misfit que ça tu meurs, une fin qui n'en finit plus de rebondir dans ce qu'on pourrait voir comme un réalisme fantastique (comment une même nana peut-elle enchaîner des situations aussi absurdes et difficiles que cette pauvre Julia, sans que ça nous paraisse trop).
Bien évidemment, comme cela a été rabâché dans les medias, le film nous renvoie aux rôles de femmes déglingués du duo John Cassavetes/Gena Rowlands, mais encore une fois, les comparaisons sont inutiles, même les meilleures, quand un film arrive à un tel niveau.
Bouuuuuuuuu. Quel début d'année en fanfare...
Okay
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