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Robert Zemeckis

 
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Caillouquiroule
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MessagePosté le: Lun 26 Nov - 00:46 (2007)    Sujet du message: Robert Zemeckis Répondre en citant

Quel horrible moment.
Robert Zemeckis, fondateur (parmi de nombreux autres, mais quand même...) de ma cinéphilie avec des films aussi incroyables (et réussis) que Forrest Gump, Qui veut la peau de Roger Rabbit ?, la trilogie Retour vers le futur et même (j'avoue Embarassed ) la Mort vous va si bien vient de faire LE film que je redoutais, je dirai même plus, COMME je le redoutais.
Le projet Beowulf vient, dans la filmographie de Zemeckis, juste après le premier essai en totale motion capture (technique de captation des mouvements des acteurs, reproduits par ordinateur pour créer un "clone" virtuel) qu'était Le Pôle Express. Ce Polar Express, je l'avais raté, à ma grande honte pour le culte que je voue au réalisateur, mais qui ne m'a pas attiré ni dans son principe, ni dans sa promotion.
Zemeckis est, peut-on l'oublier ?, un extraordinaire faiseur d'images, et même au delà : un expérimentateur des "hautes technologies" cinématographiques. Le corps troué de Goldie Hawn et le coup brisé de Meryl Strip (Death becomes her), les voitures volantes de Back to the future, le serrage de main avec Kennedy (Forrest Gump), le monde des Toons (Who framed Roger Rabbit ?), le plancher transparent et l'entrée dans une voiture en marche dans Apparences (What lies beneath) ou l'incroyable plan du miroir (ceux qui l'ont vu s'en rappellent !) de Contact éclairent le génie d'un homme trop souvent éclipsé par son ami et producteur Steven Spielberg.
Et même au delà de ces prouesses techniques, la plupart de ses films atteignent une qualité esthétique, artistique et commerciale exceptionnelles !

Courageux, Zem enfonce le clou dans la quête de la perfection graalesque de la motion capture malgré les critiques virulentes contre son précédent opus. Qui avait d'ailleurs connu un démarrage plus que poussif au box-office avant de ressortir en IMAX-3D pour remporter un franc succès, et rentabiliser enfin le coût exhorbitant du film.

Beowulf assume donc la chronologie de sa fabrication et a pour vocation d'être projeté dans les mêmes conditions de moins en moins exceptionnelles (aux Etats-Unis !) que le Pôle Express.
Il est donc évident que la présente critique N'EST PAS COMPLETE, et peut-être TOTALEMENT A COTE DE LA PLAQUE !
Mais quel fiasco, quand le film est projeté en 2D ! D'une laideur extrême (même 300 est plus beau ! >>> provocation, quand tu nous tiens Rolling Eyes ), le film fait rire quasiment du début à la fin (pourtant la salle était presque pleine).
Le scénario est assez minimal et l'ennui n'est jamais loin malgré quelques pensées intéressantes (notamment sur le statut relatif du héros).
Grendal, le monstre du début est ridicule et très peu impressionnant. Sa mort amène l'intervention tant attendue d'Angelina Jolie, dont le corps "virtualisé" est un comble d'érotisation du physique de la star, qu'on a pourtant vu avant (et de nombreuse fois !) nue, "en vrai" !, et sous toutes les coutures (le très mauvais Péché mortel avec l'autre erotic-body du cinéma Antonio Banderas, etc...).
La pauvre se retrouve avec un rôle catastrophiquement atrophié, et targuée de la queue (de dragon, quand même !) qu'il manque à Beowulf (effet comique involontaire : alors qu'il est très souvent nu, les producteurs ont à chaque plan trouvé le moyen de cacher "la sienne", par divers stratagèmes : ombres improbables, différents objets au premier plan...).
Les deux personnages sont donc assexués alors qu'on les voulait physiquement et sexuellement "irréprochables" (comme dans 300, leurs corps sont sublimés par des lumières saillantes, des muscles apparents, des poitrines "palpables" par la magie de la 3D !). Pour preuve, l'incroyable plan en contre plongée sur Jolie, nue, faite comme la poupée Barbie-Baywatch.

Le combat n'aura pas lieu, et le film continue à massacrer tout ce qu'on aime chez les différents acteurs qui jouent dedans. Robin Wright Penn perd tout le charme qui nous a fait pleurer dans Forrest Gump ou She's so lovely, Anthony Hopkins est "rendu" mauvais par le système technologique, Alyson Lohman devient carrée malgré sa belle tête ronde de la "réalité", pour ne pas parler de Malkovitch, absolument insignifiant...

Après une curieuse ellipse (qui est l'une des belles surprises du film tout de même), on retrouve Beowulf vieillissant, roi d'un territoire hanté par ses "péchés" (l'autre bonne idée du film : le désenchantement du monde serait du au "nouveau Dieu des Romains", Jésus Christ quoi) amène le "grand combat" final (désolé pour les nombreux guillemets, je ne vois pas comment faire apparaître l'ironie nécessaire à l'article...) contre le dragon, choix dangereux s'il en est, tant les dragons me paraîssent être parmi les créatures les moins cinématographiques. Tant que le feu, en tant que matière, ne sera pas mieux modélisé (et c'est, selon de nombreux créateurs d'effets spéciaux, l'une des choses les plus difficiles à faire), le monstre ne pourra pas être crédible, et encore moins faire peur.
Mais c'est aussi ici que ma critique trouve ses limites : sans doute que le feu rend mieux en 3D. Toujours est-il qu'il est projeté en majorité en 2D...

Toujours sur les FX, j'ai eu énormément peur dès les premières images du rendu des textures. En fait, le début est catastrophique, me renvoyant (complètement étonné, je vous le jure !) au dernier Shrek, où les humains ressemblaient quasiment à ça (la peau, les cheveux etc...).
Heureusement, ça s'arrange par moment, aux scènes les plus importantes pour atteindre il est vrai une qualité parfois impressionnante (surtout Beowulf ou le personnage d'Anthony Hopkins). Il me paraît évident que les infographistes ont eu peu de temps pour appliquer à tous les plans la perfection recherchée (et presque atteinte dans certains).

Cependant, je rappelle le courage de Zemeckis qui se colle toujours aux nouvelles technologies, au risque du naufrage comme ici, mais aura la satisfaction d'être l'un des principaux artisans de ce qui risque (est-ce un bien ou un mal ?) de se généraliser au fur et à mesure des avancées visuelles.

Enfin, je ne vois pas où caser cette remarque déconnectée du reste, j'ai été extrêmement étonné du duel de regards leonesques entre Jolie et le best friend de Beowulf après sa mort, sur la plage. Très beau moment qui n'a rien à voir avec le reste du film, entre deux personnages qu'on voit finalement peu, sans qu'aucune "morale" ou pensée ne ressorte (on comprend bien qu'elle essaie d'attirer le nouveau roi à elle mais est-ce tout ?). Ce qui en fait peut-être le plus beau moment de cet objet glacé...
_________________
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